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  • Posté le 6 août 2019 / 133 visites

Observatoire interne des ministères économiques et financiers : Le constat est là, pour la prise de conscience, ça attendra.

Une fois de plus l’observatoire interne révèle des chiffres catastrophiques dans les MEF, et notamment en Douane. Les analyses de ces chiffres semblent surréalistes et bien souvent très proches de l’aveuglement, d’une volonté caricaturale de minimiser l’état déplorable dans lequel se trouve notre administration et la profonde inquiétude des personnels.
Quand les personnels qui veulent encore s’exprimer infligent un cinglant désaveu aux politiques menées, au travers de leurs craintes, de leurs doutes, le réflexe Pavlovien de l’administration est de minimiser, de biaiser, de mentir...
Dans n’importe quelle entreprise digne de se nom, puisqu’on aime comparer la DGDDI au monde de l’entreprise, des résultats aussi mauvais déclencheraient un plan d’urgence, une remise en question.

À la DGDDI, on s’est habitué à ces chiffres, ils n’étonnent même plus.

Quelques exemples :

  • Quand 37 % des sondés estiment que le climat social est mauvais ou très mauvais le constat est le suivant : « Le climat social est bien orienté sur les dernières années ».
  • Quand 48 % des douaniers estiment qu’ils ne sont pas encouragés à prendre des initiatives, l’analyse est la suivante « Un encouragement à la prise d’initiative en retrait du benchmark FPE de 2017 »
  • Quand 64 % des sondés sont insatisfaits des possibilités d’avancement et de promotion, et que 66 % des sondés ne se sentent pas accompagnés dans leur parcours professionnel, on peut lire : « Possibilité d’avancement : un regard plus positif qu’il y a un an sur les équipes surveillance. »
  • Quand 61 % ne sont pas satisfait de la reconnaissance de leur travail et que 48 % ne sont pas satisfait de leur rémunération il est fait état : « d’une forte attente de reconnaissance et d’un recul de la satisfaction sur la rémunération »
  • Quand 66 % des sondés pensent que notre direction n’évolue pas dans le bon sens et 53 % disent que les changements sont trop rapides on peut lire : « Après plusieurs vagues de recul, remontée du sentiment de vivre des changements trop rapide. Des anticipations toujours négatives sur l’avenir ».

Bientôt, ce sera la faute des agents, sans doute trop pessimistes...!

  • Cela est confirmé par le fait que 60 % des douaniers ne sont pas optimistes quant à leur avenir au sein de notre direction et ils sont plus de 33 % à évaluer le stress au travail par une note comprise entre 8 et 10 sur une échelle de 10.
  • Enfin, 64 % de sondés estiment que les syndicats leur apportent des informations intéressantes alors que pour ce qui est de leurs responsables directs, ils ne sont plus que 53 %.

On pourrait multiplier les exemples tant l’objectif clair et évident qui se dégage de cet observatoire est de minimiser une réalité plus qu’inquiétante, en focalisant l’analyse sur un détail un peu plus positif au détriment de l’aspect plus général.

Mauvaise foi ? Aveuglement ? Asservissement ?
Certainement un peu de tout cela à la fois.



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