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  • Posté le 29 novembre 2017 / 182 visites

Témoignage (humain) des dégâts de la restructuration (inhumaine)...

Nous avons reçu le témoignage d’un collègue restructuré qui est parti à FIP sous la pression de l’administration...
Il est éloquent !
Pour ceux qui pensent encore que l’accompagnement social est une bonne chose, lisez les dégâts...
Quel gâchis !!!
Voilà le prix que payent les douaniers restructurés, destructurés, détruits par leur propre administration...

Salut,

Quelques nouvelles en off, pas très positives de mon transfert aux impôts.

Comme dans toutes les fermetures de postes, il y a des pots cassés, et c’est comme ça que je me sens. Un pot cassé.
Mais pas de retour en arrière possible...certes comme tout mon entourage me le dit pour me remonter le moral, "je n’ai plus de route à faire"...

Mais apprendre un nouveau boulot à mon âge, c’est raide !

Nouvelle maison, nouveaux collègues..6 semaines de stage (intensif) à Noisy le Grand (vive le RER, le train le dimanche soir et la semaine à l’hôtel !), l’adaptation est très fatigante et pleine de contraintes.
De plus, n’étant pas comme les autres stagiaires issus du concours, en premier poste, mon ordre d’affectation prévu au 20 novembre, a été rectifié l’avant dernier jour, pour commencer le 13 ! Donc pas de transition entre la fin du stage et la prise de fonction...
Youpee, même pas le droit de souffler une petite semaine, après avoir couru pendant 6 semaines pour être à l’heure en cours (ambiance très scolaire, bourrage de crane et discipline !!) Je me sens comme un gamin, ignorant et qui doit être bien obéissant.

Je me dis souvent que je me suis fait prendre au piège, et que maintenant je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.

La cellule sociale a fait son boulot, en m’amenant à dire que j’étais OK pour les impôts à condition que ce soit à X, ce qui fait que je ne pouvais pas dire non quand ils me l’ont proposé (miracle, soudain 1 poste s’est libéré !)

Maintenant c’est moi qui suis dans le mal...
Alors que j’aurais du rester un an de plus en douanes, avec mes copains et notre petite routine...

Enfin bref, suis désabusé, j’ai fait mes 3 premiers jours (pris quand même 2 jours sur mes congés), demain j’y retourne, mardi après-midi FP à Z, et dernière semaine de novembre, FP à Y toute la semaine.

Je suis en SIE, fiscalité des entreprises, et ce ne sont pas les 12 heures de cours reçues à Noisy qui m’ont appris le boulot !

Les collègues des Impôts ont l’air bien pressurisé, tout le monde a l’air bien résigné, l’ambiance un peu tendue, et moi je me sens un gros poids mort pour eux...je n’y connais rien, et ne suis pas spécialement intéressée à devenir un super agent des impôts.

Comme le chef de service m’a dit, je commencerais à être "performante" quand je partirai en retraite...

Donc, la passerelle, faut être jeune et motivé pour la prendre ! et pour les collègues accueillants, c’est pas un cadeau !

Voilà, mon ressenti, proche de la grosse déprime, pas mal de colère et de tristesse, et aussi de solitude car cela n’intéresse personne.
J’ai même des idées de démission qui me tarabustent de plus en plus, mais la retraite ne sera qu’en mars 2020, il parait que ça va passer vite, je n’en suis pas si sûre..!

Si ça peut servir à des collègues qui sont prêts à passer la passerelle, qu’ils réfléchissent aux 8h par jour qu’ils vont passer à se sentir largués, et aux efforts qu’ils devront faire pour intégrer toutes les nouvelles applications, règlementations et us et coutumes de la nouvelle maison.

Salut les copines et copains, courage pour vos luttes douanières ! Suis contente de vous avoir connu.
Et si vous avez des conseils, idées qui consolent, je prends !


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